Cet article a été rédigé en collaboration avec les professionnels de santé de sanoMidVie afin de fournir des informations fiables et précises.
Voici une question plus importante qu’on ne l'imagine : préféreriez-vous vivre jusqu’à 95 ans, mais passer les 20 dernières années de votre vie dans la dépendance, la fragilité et l’incapacité de faire ce que vous aimez? Ou vivre jusqu’à 85 ans tout en conservant votre vitalité, votre autonomie et vos capacités jusqu’à la toute fin?
La plupart d’entre nous choisiraient la deuxième option sans hésiter. Pourtant, notre système de santé (et la société en général) reste obsédé par l’espérance de vie (combien d’années vous vivez) plutôt que par l’espérance de vie en santé (combien d’années vous vivez bien).
La bonne nouvelle? Les femmes vivent plus longtemps que jamais. La femme américaine moyenne peut espérer vivre au[Equation]delà de 80 ans. Mais voici ce dont personne ne parle : la femme moyenne passe également 25 ans ou plus en mauvaise santé. Des années marquées par les maladies chroniques, l’invalidité, le déclin cognitif, la perte d’autonomie et une diminution de la qualité de vie.
Et pourtant, ce n'est pas une fatalité. Les décisions prises aujourd’hui — dans la quarantaine, la cinquantaine et la soixantaine — détermineront en grande partie si vous ferez de la randonnée à 75 ans ou si vous aurez du mal à vous rendre à la boîte aux lettres. Si vous parcourrez le monde à 80 ans ou si vous serez confinée dans une résidence avec assistance. Si vos dernières années seront vibrantes ou simplement endurées.
Prenons un moment pour mieux comprendre ce que signifie réellement bien vieillir, et pourquoi la gestion de la ménopause est absolument essentielle pour préserver votre espérance de vie en santé.
Comprendre l’espérance de vie en santé : il ne s’agit pas seulement d’ajouter des années à votre vie
L’espérance de vie en santé représente la période de la vie passée en bonne santé, sans maladies chroniques ni incapacités liées au vieillissement. Il s'agit de maintenir :
La fonction physique : Force, mobilité, équilibre et endurance. Pouvez-vous porter vos sacs d’épicerie? Monter les escaliers? Se relever du sol? Voyager de façon autonome?
La fonction cognitive : Mémoire, rapidité de traitement de l’information et capacité à prendre des décisions. Pouvez-vous gérer vos finances? Vous souvenir de vos conversations? Apprendre de nouvelles choses?
La santé métabolique : Équilibre de la glycémie, poids sain et bonne santé cardiovasculaire. Êtes-vous à l’abri du diabète, des maladies cardiaques et du syndrome métabolique?
Le bien-être social et émotionnel : Santé mentale, relations, sens de la vie et la joie de vivre. Êtes-vous engagée dans la vie ou ne faites-vous que subir le quotidien?
L’autonomie : Capacité de vivre selon vos propres choix, sans avoir besoin d’aide au quotidien.
La réalité, parfois difficile à accepter, est que de nombreuses personnes passent leurs dernières années avec une espérance de vie en santé fortement diminuée — en vie, mais sans réellement vivre pleinement.
La crise du vieillissement chez les femmes : le sujet dont personne ne parle
Les femmes font face à des défis uniques lorsqu’il est question de préserver leur espérance de vie en santé :
On vit plus longtemps, mais pas nécessairement mieux. Oui, les femmes vivent généralement de 5 à 6 ans de plus que les hommes. Mais on passe aussi davantage d’années en moins bonne santé : plus d’années marquées par des incapacités, des maladies chroniques et une perte d’autonomie.
La ménopause accélère le vieillissement biologique. La baisse importante des hormones pendant la ménopause déclenche une cascade de changements qui augmentent le risque de presque toutes les maladies liées au vieillissement : maladies cardiovasculaires, ostéoporose, diabète, déclin cognitif, sarcopénie (perte musculaire) et fragilité.
On est plus à risque de devenir fragile. Les femmes développent la fragilité,— un état de diminution des réserves physiologiques et de vulnérabilité — à des taux plus élevés que les hommes. La fragilité peut profondément affecter l’autonomie et la qualité de vie.
On fait face à un risque plus élevé de maladie d’Alzheimer. Deux personnes sur trois vivant avec la maladie d’Alzheimer sont des femmes. Le déclin cognitif représente l’une des plus grandes menaces pour l’espérance de vie en santé.
On porte souvent la charge des soins aux proches. Les femmes sont plus susceptibles de prendre soin de parents vieillissants ou de leur partenaire, parfois au détriment de leur propre santé.
Mais il y a aussi une bonne nouvelle : la plupart de ces conséquences ne sont pas inévitables. Elles dépendent des choix que vous pouvez faire dès aujourd’hui.
Les quatre piliers de l’espérance de vie en santé chez les femmes
Maximiser son espérance de vie en santé après 40 ans demande de porter attention à quatre domaines interconnectés :
Pilier 1 : Préserver la masse musculaire et les capacités physiques
La masse musculaire est l’un des éléments les plus importants pour bien vieillir. À partir d’environ 40 ans, les femmes perdent approximativement 1 % de leur masse musculaire par année — une perte qui s’accélère après la ménopause. Ce processus, appelé sarcopénie, a un impact majeur sur l’espérance de vie en santé.
Pourquoi les muscles sont importants :
- Ils soutiennent la santé métabolique et la sensibilité à l’insuline (aide à prévenir le diabète)
- Ils soutiennent la densité osseuse (aide à prévenir l’ostéoporose)
- Ils permettent de préserver l’autonomie (porter des sacs d’épicerie, se relever d’une chaise, prévenir les chutes)
- Ils protègent contre la fragilité
- Ils améliorent l’équilibre et réduisent le risque de fracture
Ce que vous devez faire :
L’entraînement musculaire est essentiel. Ce n’est pas optionnel. Pas quelque chose à faire « si vous avez le temps ». C’est une base importante pour bien vieillir. Visez 2 à 3 séances par semaine qui sollicitent les principaux groupes musculaires. C’est l’une des interventions les plus efficaces pour préserver ses capacités avec l’âge.
Priorisez les protéines. Après 40 ans, on a besoin d’environ 20 à 30 grammes de protéines par repas. Les protéines soutiennent le maintien et la réparation des muscles.
Bougez tous les jours. Au-delà des exercices structurés, le mouvement quotidien compte énormément. Marchez, prenez les escaliers, jardinez, jouez avec vos petits-enfants.
Envisagez un traitement hormonal substitutif (THS). L’œstrogène soutient la synthèse des protéines musculaires. Les femmes sous THS qui font de l’entraînement musculaire obtiennent généralement de meilleurs résultats que celles qui s’entraînent sans soutien hormonal.
La transformation de Samira à 56 ans : « Je n’avais jamais levé de poids de ma vie. Je pensais que c’était réservé aux jeunes ou aux culturistes. Quand mon médecin m’a expliqué que la perte musculaire contribuait à ma faiblesse et à ma fatigue, j’ai engagé un entraîneur. En six mois, je me sentais plus forte que dans la trentaine. Je peux porter mes valises moi-même, jouer avec mes petits-enfants, et je n’ai plus peur de tomber. »
Pilier 2 : Protéger la santé des os et prévenir les fractures
L’ostéoporose n’est pas une simple conséquence normale du vieillissement. C’est une maladie qui peut profondément affecter votre qualité de vie et votre autonomie.
Le lien avec la ménopause : Les femmes peuvent perdre jusqu’à 20 % de leur densité osseuse dans les 5 à 7 premières années suivant la ménopause. Cette perte rapide augmente le risque de fracture pendant des décennies.
Ce que vous pouvez faire :
Demandez un examen DEXA de référence. Lors de la périménopause ou de la ménopause, particulièrement en présence de facteurs de risque (antécédents familiaux, petite ossature, ménopause précoce), cela peut être utile d’être évaluée.
Faites des exercices avec mise en charge. La marche, la course, la danse et l’entraînement musculaire — des activités où vous supportez le poids de votre corps — stimulent la formation osseuse.
Optimisez l’apport en calcium et en vitamine D. La plupart des femmes ont besoin de 1 000 à 1 200 mg de calcium par jour ainsi que d’un niveau adéquat de vitamine D pour favoriser son absorption. Faire vérifier son taux de vitamine D peut s’avérer pertinent.
Le THS est l’une des approches les plus efficaces. Le traitement hormonal substitutif aide à prévenir les risques de fracture. Commencé pendant la périménopause ou au début de la ménopause, il peut aider à prévenir la perte rapide de densité osseuse qui devient plus difficile à inverser par la suite.
Pilier 3 : Préserver la santé cardiovasculaire et métabolique
Les maladies cardiovasculaires demeurent la principale cause de décès chez les femmes, responsables de plus de décès que tous les cancers réunis. Le diabète et le syndrome métabolique diminuent la vitalité et accélèrent plusieurs processus liés au vieillissement.
L’effet de la ménopause : Le risque de maladies cardiovasculaires et métaboliques augmente rapidement après la ménopause. La baisse des œstrogènes entraîne :
- Une augmentation du cholestérol LDL et une diminution du HDL
- Une hausse de la pression artérielle
- Une résistance à l’insuline et une accumulation de graisse viscérale
- Une inflammation vasculaire et un durcissement des artères
Ce que vous pouvez faire :
Surveillez vos biomarqueurs. Vérifiez annuellement votre pression artérielle, votre profil lipidique, votre A1c, votre glycémie à jeun et vos marqueurs inflammatoires comme la protéine C-réactive ultrasensible (hs-CRP).
Faites de l’activité cardiovasculaire régulièrement. Environ 150 minutes par semaine d’activité modérée (marche rapide, natation, vélo) soutiennent directement la santé cardiovasculaire et réduisent le risque de maladie.
Mangez pour soutenir la santé métabolique. Misez sur les aliments peu transformés, beaucoup de légumes et de fibres, des lipides sains (huile d’olive, poissons gras, noix) et suffisamment de protéines. Réduisez les aliments ultra‑transformés et les sucres ajoutés.
Envisagez un THS pendant la fenêtre critique. Les femmes qui commencent un traitement hormonal substitutif dans les 10 années suivant la ménopause ou avant l’âge de 60 ans présentent environ 30 % moins de mortalité cardiovasculaire. Le moment du début du traitement joue un rôle important.
Prenez les facteurs de risque au sérieux. Une pression artérielle élevée, un cholestérol élevé ou le diabète méritent d’être pris en charge avec des changements de mode de vie et, au besoin, des médicaments. Ces conditions influencent directement l’espérance de vie en santé.
Pilier 4 : Protéger les fonctions cognitives et la santé du cerveau
Le déclin cognitif représente peut-être l’une des plus grandes menaces pour l’espérance de vie en santé. Il peut affecter l’autonomie, les relations et le sentiment d’identité, même lorsque le corps demeure relativement en santé.
Ce que vous pouvez faire :
Priorisez le sommeil. Le sommeil permet au cerveau d’éliminer certaines protéines toxiques comme la bêta‑amyloïde (associée à la maladie d’Alzheimer). Une mauvaise qualité de sommeil nuit fortement à ce processus. Visez de 7 à 9 heures de sommeil de qualité. Si les symptômes de la ménopause perturbent votre sommeil, il est important de les prendre en charge.
Bouge pour protéger votre cerveau. Les exercices cardiovasculaires et l’entraînement musculaire augmentent le BDNF (facteur neurotrophique dérivé du cerveau), qui soutient la santé cérébrale et les fonctions cognitives.
Stimulez votre esprit. Les activités intellectuellement stimulantes (apprendre une nouvelle compétence, une langue ou un instrument de musique) contribuent à bâtir une réserve cognitive. Les liens sociaux sont aussi particulièrement protecteurs.
Protégez votre santé cardiovasculaire. Ce qui nuit au cœur nuit aussi au cerveau. La santé vasculaire est intimement liée à la santé cognitive.
Envisagez le THS pour son potentiel effet protecteur sur le cerveau. L’« hypothèse de la fenêtre critique » suggère qu’un traitement hormonal substitutif commencé pendant la périménopause ou au début de la ménopause pourrait aider à préserver les fonctions cognitives. Commencé plus tard, les bénéfices observés ne sont pas les mêmes. Le moment choisi est déterminant.
Prenez soin de votre stress et de votre santé mentale. Le stress chronique, la dépression et l’anxiété accélèrent le déclin cognitif. Soutenir sa santé mentale n’est pas secondaire. Cela fait partie intégrante de la santé du cerveau.
Pourquoi la gestion de la ménopause est essentielle pour l’espérance de vie en santé
Voici le changement de perspective important : la ménopause ne concerne pas seulement la gestion des bouffées de chaleur. C’est un moment clé qui influence profondément l’ensemble de votre future espérance de vie en santé.
La ménopause accélère plusieurs des principales menaces liées au vieillissement en santé :
- Perte osseuse rapide → ostéoporose → fractures → perte d’autonomie
- Perte musculaire → sarcopénie → fragilité → incapacité
- Changements métaboliques → résistance à l’insuline → diabète → complications
- Changements cardiovasculaires → maladies cardiaques → crises cardiaques et AVC
- Changements du métabolisme cérébral → potentiel déclin cognitif
Une gestion proactive de la ménopause (y compris le traitement hormonal substitutif, lorsqu’il est approprié) agit sur plusieurs de ces aspects en même temps.
Les femmes qui prennent en charge leur ménopause de façon proactive présentent :
- Un risque de fracture réduit de 50 %
- Une incidence du diabète réduite de 30 à 40 %
- Environ 30 % moins de mortalité cardiovasculaire (lorsque le THS est commencé tôt)
- Un meilleur maintien de la masse musculaire et des capacités physiques
- Possiblement de meilleurs résultats sur le plan cognitif
- Une qualité de vie et un sommeil grandement améliorés
La fenêtre critique est importante : commencer un THS pendant la périménopause ou dans les 10 années suivant la ménopause (avant l’âge de 60 ans) offre les plus grands bénéfices pour l’espérance de vie en santé. Il ne s’agit pas seulement de soulager des symptômes. Il s’agit aussi de prévenir les maladies et de préserver vos capacités physiques et cognitives.
Au-delà des hormones : une stratégie globale pour soutenir l’espérance de vie en santé
Le traitement hormonal substitutif peut jouer un rôle important, mais il ne suffit pas à lui seul. Maximiser son espérance de vie en santé demande une approche intégrée :
Le sommeil : la base de tout
Un sommeil de qualité influence tous les piliers de l’espérance de vie en santé. Un mauvais sommeil accélère le vieillissement, affecte les fonctions cognitives, nuit à la santé métabolique et augmente le risque de maladie. L’insomnie chronique ne devrait pas être considérée comme normale ou inévitable. Elle mérite d’être prise en charge.
La nutrition : le carburant de votre vitalité
- Un apport suffisant en protéines (essentiel pour préserver la masse musculaire)
- Beaucoup de légumes et de fibres
- Des lipides anti-inflammatoires (huile d’olive, poissons gras, noix)
- Peu d’aliments ultra-transformés et de sucres ajoutés
- Une bonne hydratation
Le mouvement : utilisez-le ou perdez-le
- Entraînement musculaire 2 à 3 fois par semaine (essentiel)
- Activité cardiovasculaire 150 minutes par semaine
- Mouvement et activité physique au quotidien
- Exercices d’équilibre et de souplesse
Les liens sociaux : une médecine essentielle
L’isolement social peut avoir des conséquences importantes sur la santé. Les relations solides et l’engagement communautaire soutiennent les fonctions cognitives, la santé mentale et l’espérance de vie en santé.
Le sens et l’engagement : restez vibrante
Avoir un but, poursuivre ses intérêts, continuer à apprendre et à évoluer… ce ne sont pas des luxes. Ce sont des éléments essentiels du vieillissement en santé et du maintien des fonctions cognitives.
Les soins préventifs
Les dépistages réguliers, la détection précoce et la prise en charge proactive des facteurs de risque sont importants. Ne sautez pas vos examens annuels et n’ignorez jamais les symptômes qui vous inquiètent.
À quoi ressemble réellement l’espérance de vie en santé au quotidien
Janet, 72 ans : « Je marche cinq kilomètres chaque matin avec mon groupe de marche. Je voyage à l’étranger deux fois par an. Je fais du bénévolat à la bibliothèque, je prends des cours d’italien en ligne et je garde régulièrement mes petits‑enfants. Je prends un traitement hormonal substitutif, je fais de l’entraînement musculaire deux fois par semaine et je priorise mon sommeil. Je ne suis pas simplement en vie, je m’épanouis pleinement. Mon objectif est de continuer exactement comme ça pendant encore 20 ans. »
En contraste, voici l’expérience de Sarah, 68 ans : « J’ai maintenant de la difficulté à marcher autour du bloc. Mon diabète est mal contrôlé. Je prends huit médicaments. Ma mémoire n’est plus ce qu’elle était et j’ai peur de ce qui s’en vient. J’aurais aimé que quelqu’un me dise il y a 20 ans que ce que je faisais — ou plutôt ce que je ne faisais pas — allait influencer ma vie aujourd’hui. »
La différence entre Janet et Sarah ne repose pas uniquement sur la génétique ou la chance. Elle reflète l’accumulation de milliers de choix quotidiens faits au fil des années. Janet a pris en charge sa transition ménopausique, est restée physiquement active, a préservé sa masse musculaire, protégé son sommeil et accordé de l’importance à ses relations. Sarah a minimisé ses symptômes, est devenue plus sédentaire, a accepté la diminution de ses capacités comme un « vieillissement normal » et vit aujourd’hui une réalité très différente.
Votre espérance de vie en santé commence maintenant
Chaque journée où vous remettez certains changements à plus tard peut représenter une occasion perdue de préserver votre santé future. Voici les choix qui comptent le plus :
Si vous êtes dans la quarantaine et en périménopause : C’est une fenêtre importante. Commencez l’entraînement musculaire si ce n’est pas déjà fait. Envisagez un THS lorsqu’il est approprié. Mettez en place les habitudes qui vous soutiendront au cours des prochaines décennies.
Si vous êtes dans la cinquantaine et récemment en ménopause : Vous êtes encore dans la période où le THS peut offrir ses bénéfices les plus importants. Mettez l’accent sur le maintien de votre masse musculaire, votre santé osseuse et l’optimisation de votre métabolisme.
Si vous avez 60 ans ou plus :
Il n’est pas trop tard. L’entraînement musculaire, un apport adéquat en protéines, la stimulation cognitive et les liens sociaux continuent d’avoir un impact profond sur l’espérance de vie en santé. Le THS peut encore être approprié pour soutenir votre qualité de vie, même en dehors de la fenêtre critique.
Le changement de perspective à adopter
Cessez de percevoir le vieillissement comme un déclin inévitable. Commencez plutôt à voir l’espérance de vie en santé comme quelque chose que vous bâtissez et défendez activement.
Cessez d’accepter les symptômes, la faiblesse ou les changements cognitifs comme un simple « vieillissement normal ». Commenez à reconnaître qu’il peut s’agir de situations modifiables qui méritent votre attention et une prise en charge.
Cessez de vous concentrer uniquement sur l’idée d’éviter la mort (l’espérance de vie). Commencez à vous concentrer sur le maintien de vos capacités, de votre vitalité et de votre autonomie (l’espérance de vie en santé).
La personne que l’on deviendra à 75 ou 85 ans dépend des choix que vous faites aujourd’hui. Est-ce que vous ferez encore des randonnées en montagne ou aurez-vous de la difficulté à marcher? Est-ce que vous voyagerez encore ou passerez-vous la majorité de votre temps à la maison? Est-ce que vous vivrez de façon autonome ou aurez-vous besoin d’aide au quotidien? Est-ce que vous conserverez votre vivacité d’esprit ou vivrez-vous un déclin cognitif?
Une partie importante de cette réponse dépend de ce que vous faites dès maintenant.
Passez à l’action dès aujourd’hui
Planifiez un bilan de santé complet. Faites des analyses de base, discutez de la gestion de la ménopause et évaluez vos facteurs de risque.
Commencez l’entraînement musculaire cette semaine. Trouvez un entraîneur ou une entraîneuse, inscrivez-vous à un cours ou suivez un programme fondé sur des données probantes en ligne. N’attendez pas.
Si vous êtes en périménopause ou au début de la ménopause, discutez du THS. Trouvez un(e) spécialiste de la ménopause qui comprend l’importance de la fenêtre critique.
Faites le point sur votre sommeil. Si vous n’obtenez pas régulièrement de 7 à 9 heures de sommeil de qualité, faites-en une priorité.
Réfléchissez à vos liens sociaux et à ce qui donne un sens à votre vie. Êtes-vous engagée dans la vie? Avez-vous des relations significatives? Continuez-vous d'apprendre et de vous épanouir?
L’espérance de vie en santé n’est pas prédéterminée. Elle ne repose pas uniquement sur la chance ou la génétique. Elle se construit à travers des milliers de choix quotidiens qui s’accumulent avec le temps — des choix que vous avez le pouvoir de changer dès aujourd'hui.
La question n’est pas seulement de savoir si vous allez vieillir. La vraie question est de savoir si vous allez bien vieillir.
Et la réponse? Elle vous appartient entièrement.
Références
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