Cet article a été rédigé en collaboration avec les professionnels de santé de sanoMidVie afin de fournir des informations fiables et précises.
Cette étape de la vie peut apporter son lot de surprises — tant sur les plans physique qu’émotionnel et hormonal. Mais avec les bons outils et les bonnes connaissances, elle n’a pas à être accablante. Aujourd’hui, je réponds à certaines des questions les plus fréquentes que l’on me pose au sujet de la ménopause. Plongeons dans le vif du sujet!
Question 1 : Comment définit-on la ménopause et quand commence-t-elle officiellement?
La ménopause se définit comme le moment où une femme a passé 12 mois consécutifs sans menstruations. Ce moment marque officiellement la fin des années reproductives — et le début de la postménopause. Et avant cela? Cette période de transition s’appelle la périménopause, et elle peut durer jusqu’à 10 ans. Les règles peuvent devenir irrégulières, plus abondantes ou se manifester sous forme de saignements entre les cycles. Lorsque les cycles dépassent 60 jours d’intervalle, vous êtes probablement en fin de périménopause, et vos dernières règles pourraient survenir dans un délai de 1 à 3 ans.
Question 2 : Quels sont les symptômes les plus courants de la ménopause?
La liste est longue — et non, vous n’imaginez rien! Les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes, les douleurs articulaires et le syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGUM) — qui peut entraîner une sécheresse vaginale, des relations sexuelles douloureuses et des infections urinaires fréquentes — sont très répandus.
Mais ce n’est que le début. Certaines femmes peuvent ressentir plus de 40 symptômes différents, allant du brouillard mental, des palpitations cardiaques et de la peau sèche aux picotements dans les doigts et aux troubles digestifs. La capsulite de l'épaule, une sensation de brûlure sur la langue et des ballonnements peuvent se manifester. C’est beaucoup à gérer — et cela peut avoir un impact sur l’estime de soi, les relations et la carrière, surtout à un moment de la vie où de nombreuses femmes jonglent déjà avec plus de responsabilités que jamais.
Question 3 : Que se passe-t-il réellement dans le corps pendant cette période?
Les ovaires, qui contenaient autrefois des millions d’ovocytes, approchent de la fin de leur fonction reproductive. À mesure que les taux d’œstrogène et de progestérone diminuent, nous commençons à en ressentir les effets partout dans le corps : du brouillard mental et des sautes d’humeur aux douleurs articulaires et à la sécheresse de la peau. Ces hormones influencent presque tous les systèmes du corps et lorsqu’elles baissent, les répercussions peuvent donc être nombreuses.
Question 4 : Pourquoi la périménopause est-elle si difficile à diagnostiquer ou à traiter?
Parce qu’elle est totalement imprévisible! Les taux d’hormones fluctuent énormément — votre taux œstrogène peut être à 20 un jour et à 500 le lendemain. La progestérone, quant à elle, diminue progressivement. C’est pourquoi les analyses sanguines ne sont pas toujours très utiles : elles ne donnent qu’un instantané d’un moment précis.
Cette volatilité peut avoir un impact important sur la santé mentale, d’où l’importance de sensibiliser davantage à cette période de transition. Les taux de dépression — et même de suicide — sont les plus élevés chez les femmes âgées de 45 à 55 ans. Comprendre cette transition et chercher de l’aide tôt est essentiel.
Question 5 : À quoi ressemble le traitement hormonal pendant la périménopause?
Une stratégie que j’affectionne particulièrement est le « cumul hormonal ». Nous commençons par la progestérone (surtout si les principaux problèmes sont le sommeil et l’humeur), puis nous ajoutons des œstrogènes plus tard, au besoin. Introduire une hormone à la fois nous aide à cibler précisément ce qui fonctionne et à minimiser les effets secondaires.
La progestérone aide souvent à réduire l’anxiété et à améliorer le sommeil — et les œstrogènes, lorsqu’ils sont ajoutés, peuvent aider à soulager les bouffées de chaleur, la sécheresse vaginale et d’autres symptômes.
Question 6 : Qu’est-ce que le SGUM et pourquoi est-il si important de le traiter?
Le syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGUM) est un terme médical qui décrit ce qui se produit lorsque la baisse d’œstrogènes affecte la vulve, le vagin et les voies urinaires. Cela peut se traduire par de la sécheresse, des douleurs pendant les relations sexuelles, des infections urinaires fréquentes, une envie pressante d'uriner et même un certain inconfort en portant un jean.
La chose la plus importante à retenir : le SGUM ne s’améliore pas tout seul. L’œstrogène vaginal topique est le traitement de référence. Il est sécuritaire pour la plupart des femmes et aide à restaurer l’hydratation, la circulation sanguine et l’élasticité de ces tissus sensibles. Il s’agit de retrouver votre confort — et votre confiance.
Question 7 : Quels changements de mode de vie ont le plus d’impact pendant la ménopause?
Vous avez probablement tout entendu : protéines, entraînement musculaire, sommeil, hydratation, fibres, vitamines, et bien plus encore. Et oui, tout cela compte. Mais mon conseil? Commencez simplement.
- Bougez votre corps d’une façon qui vous procure du plaisir.
- Consommez suffisamment de protéines et de fibres.
- Mettez l’accent sur la vitamine D, le magnésium et le calcium pour la santé des os.
- Priorisez la santé cardiovasculaire (saviez-vous que les maladies cardiovasculaires sont la première cause de décès chez les femmes?).
- Et oui , s'il vous plaît — si vous fumez, c’est le moment d’arrêter. Le tabagisme peut aggraver les symptômes et faire survenir la ménopause plus tôt.
Question 8 : Le traitement hormonal me fera-t-il prendre du poids?
Bonne nouvelle : non.
L’étude la Women’s Health Initiative (WHI) — l’une des plus importantes jamais réalisées — n’a montré aucune prise de poids associée au traitement hormonal. Certaines personnes peuvent ressentir des ballonnements avec certains types de progestérone, mais cela peut généralement être ajusté au besoin.
Question 9 : Que se passe-t-il avec ma peau, mes cheveux et mes ongles?
La diminution des œstrogènes entraîne une peau plus sèche, davantage de rides, des cheveux plus fins et des ongles plus fragiles. Le collagène diminue, la pigmentation peut changer et certaines femmes remarquent même de l’acné en raison d’une augmentation relative de l’activité androgénique.
La génétique et la nutrition jouent également un rôle — c’est pourquoi nous examinons aussi les niveaux de fer, de biotine et de zinc. Et bien sûr : la protection solaire, l’hydratation et des soins de la peau doux restent vos meilleurs alliés.
Question 10 : Comment le traitement hormonal aide-t-il réellement?
Le traitement hormonal fournit à votre corps les œstrogènes qu’il ne produit plus — et si vous avez un utérus, il est associé à de la progestérone pour protéger la muqueuse utérine.
Il s’agit du traitement le plus efficace contre les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes et le syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGUM). En fait, jusqu’à 80 % des bouffées de chaleur s’améliorent avec l’hormonothérapie, comparativement à seulement 55 - 65 % avec les antidépresseurs ou la gabapentine.
Elle contribue également à soutenir la santé des os, du cerveau et du cœur — surtout lorsqu’elle est débutée avant l’âge de 60 ans ou dans les 10 ans suivant la ménopause. Pour de nombreuses femmes, cela peut transformer la qualité de vie. Et oui, elle est sécuritaire pour la plupart des femmes.
Réflexions finales
Merci beaucoup de vous être jointes à moi pour cette séance de questions-réponses. J’espère qu’elle vous a apporté plus de clarté, de confiance et peut-être même un peu d’enthousiasme pour cette étape importante de la vie.
Si vous souhaitez explorer votre propre parcours de ménopause, sachez que nous, chez sanoMidVie, sommes là pour vous.
Que ce soit avec un(e) infirmier(ère) praticien(ne), un(e) docteur(e) en naturopathie ou un(e) accompagnateur(trice) santé, nous serions honorés de vous accompagner.
Parcourons ce chemin ensemble — avec les connaissances, le soutien et l'autonomie nécessaires à chaque étape.
Article rédigé par :
Wendy Hildebrand, infirmière praticienne
Wendy Hildebrand est une infirmière praticienne établie à Victoria, en Colombie-Britannique, qui possède plus de 20 ans d’expérience diversifiée en soins infirmiers, allant des soins médico-chirurgicaux et palliatifs à la santé maternelle et infantile, en passant par la santé publique. Sa passion est d’accompagner et d’autonomiser les femmes lors des transitions complexes du milieu de la vie grâce à une éducation fondée sur des données probantes et des soins empreints de compassion.
Wendy adopte une approche chaleureuse et collaborative dans son travail avec sanoMidVie, où elle est fière de collaborer avec les femmes dans leur parcours vers une santé, une confiance et un bien-être renouvelés.
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