Cet article a été rédigé en collaboration avec les professionnels de santé de sanoMidVie afin de fournir des informations fiables et précises.
Parlons d’un sujet qui influence le confort au quotidien, votre santé sexuelle, votre fonction urinaire et votre qualité de vie en vieillissant, mais qui est rarement abordé ouvertement : la santé des tissus vaginaux.
On peut penser que la santé vaginale ne compte que si l’on est sexuellement active ou si l’on éprouve des problèmes évidents. La réalité est tout autre. La santé de vos tissus vaginaux détermine si vous êtes à l'aise pour vous asseoir, marcher ou faire de l'exercice. Elle influence vos risques d’infections urinaires et de fuites urinaires. Elle a un impact sur votre confiance, vos relations et votre bien-être général.
Et voici ce qui surprend de nombreuses femmes : une activité sexuelle régulière (y compris le toucher et la stimulation sans pénétration) joue un rôle réel dans le maintien de la santé, de l’élasticité et de la fonction des tissus. Ce n’est ni un mythe ni une idée réconfortante, c’est physiologique.
Comprendre les tissus vaginaux : plus complexe qu’on ne le pense
Les tissus vaginaux sont remarquables. Ce ne sont pas des structures passives ; ce sont des tissus dynamiques, sensibles aux hormones, qui s’adaptent aux besoins de votre corps tout au long de votre vie.
La paroi vaginale comprend plusieurs couches : la muqueuse (paroi interne), des couches musculaires et du tissu conjonctif contenant des vaisseaux sanguins et des nerfs. Ces tissus sont riches en récepteurs d’œstrogène, ce qui signifie qu’ils sont profondément influencés par les niveaux hormonaux.
À quoi ressemblent des tissus vaginaux en santé : Pendant les années de reproduction, avec un taux d’œstrogène adéquat, les tissus vaginaux sont épais, élastiques, bien lubrifiés et légèrement acides (pH 3,8 à 4,5). Les tissus ont une teinte rosée grâce à une bonne circulation sanguine. La lubrification naturelle se produit facilement lors de l’excitation. Les parois vaginales présentent des plis (rugae) qui permettent l’expansion et l’élasticité.
Quand les œstrogènes diminuent : Pendant la périménopause et la ménopause, les tissus vaginaux s’amincissent, deviennent moins élastiques, produisent moins de lubrification et le pH devient moins acide. Cette condition s’appelle le syndrome génitourinaire de la ménopause (SGUM). Elle touche de 27 à 84 % des femmes ménopausées, même si de nombreuses femmes souffrent en silence sans savoir que leurs symptômes peuvent être traités.
Pourquoi la santé des tissus vaginaux importe au-delà de la sexualité
La plupart des discussions sur la santé vaginale se concentrent uniquement sur la fonction sexuelle, mais les répercussions vont bien au-delà de la chambre à coucher.
Confort quotidien et qualité de vie
Des tissus vaginaux en santé permettent d'être à l'aise en position assise, lorsque l’on marche, que l’on porte certains vêtements ou que l’on fait de l’exercice. Quand les tissus deviennent minces, secs et fragiles à cause du SGUM, les femmes rapportent les symptômes suivants :
- Sensation de brûlure ou d’irritation lors des activités quotidiennes normales
- Inconfort avec des pantalons ajustés ou certains sous-vêtements
- Douleur pendant l’exercice, surtout le vélo ou les activités impliquant un frottement
- Inconfort vulvaire et vaginal général qui affecte la concentration et l’humeur
Le témoignage d’Anita : « Je ne faisais pas le lien au début. Je pensais juste être plus sensible. Mais j’ai commencé à éviter mon cours de sport préféré, je me sentais inconfortable dans mes vêtements de travail et je devais me réajuster constamment pendant la journée. À 52 ans, je me sentais comme si j’en avais 80. Quand ma gynécologue a finalement diagnostiqué un SGUM et que nous l’avons traité, j’ai retrouvé ma vie. »
Santé urinaire
La santé des tissus vaginaux influence directement le système urinaire. L’urètre (le canal qui transporte l’urine de la vessie) repose contre la paroi vaginale avant et est riche en récepteurs d’œstrogène.
Quand les tissus vaginaux et urétraux s’amincissent et perdent de leur élasticité :
- Les infections urinaires deviennent plus fréquentes : Le changement de pH permet aux bactéries nuisibles de se développer plus facilement. Un tissu urétral aminci est plus vulnérable aux infections.
- L’urgence et la fréquence urinaires augmentent : La vessie devient plus « irritable » avec les changements des tissus.
- Des fuites urinaires à l’effort peuvent apparaître ou s’aggraver : Le soutien des tissus diminue, rendant les pertes d’urine plus fréquentes lors de la toux, des éternuements ou de l’exercice.
On ne réalise pas toujours que des infections urinaires répétées ou que de nouveaux symptômes urinaires à la cinquantaine sont liés à la ménopause. On pense que c’est simplement de la malchance ou l’âge.
Fonction du plancher pelvien
La santé des tissus vaginaux est étroitement liée à la fonction du plancher pelvien. Des tissus sains et élastiques soutiennent une mécanique adéquate du plancher pelvien. Quand les tissus deviennent rigides, amincis ou enflammés, les muscles du plancher pelvien peuvent compenser de façon dysfonctionnelle, ce qui peut mener à :
- Sensation de pression ou de lourdeur pelvienne
- Douleur lors périodes prolongées en position assise
- Difficulté lors de la défécation
- Douleur sexuelle qui est en fait liée au plancher pelvien
Santé mentale et image de soi
L’impact psychologique des changements des tissus vaginaux est réel et significatif. Des femmes rapportent :
- Se sentir « brisée » ou « vieille avant le temps »
- De l’anxiété liée à l’intimité et l’évitement des situations sexuelles
- De la dépression liée à la perte de la fonction sexuelle
- Des tensions dans le couple liées à l’évitement de l’intimité
- Une perte d’identité et de confiance
Ces sentiments sont valides. La santé vaginale influence la façon dont vous percevez votre corps, votre sexualité et votre sentiment de vitalité. Ce n’est pas de la vanité, c’est le fondement même du bien-être.
Le principe « l’utiliser ou le perdre » : ce que dit la scienc
Vous avez probablement déjà entendu cette expression à propos de la santé vaginale, et elle peut sembler brusque ou réductrice. Pourtant, elle repose sur une réalité physiologique, et comprendre ce mécanisme permet de faire des choix éclairés.
Comment l’activité sexuelle soutient la santé des tissus
Augmentation du flux sanguin : L’excitation sexuelle (que ce soit par pénétration, stimulation manuelle ou utilisation de jouets) augmente l’apport sanguin aux tissus pelviens. Cette meilleure circulation apporte de l’oxygène, des nutriments et des hormones naturelles à la région. Un flux sanguin régulier aide à maintenir la santé des tissus, un peu comme l’exercice soutient la santé cardiovasculaire.
L’étirement mécanique maintient l’élasticité : Tout comme les étirements préservent la souplesse des muscles et des tendons, un étirement vaginal doux et régulier (par la pénétration, l’utilisation de dilatateurs ou même l’expansion des tissus liée à l’excitation) aide à maintenir l’élasticité et à prévenir la contraction des tissus. Des tissus qui ne sont pas étirés régulièrement peuvent perdre leur capacité à prendre de l'expansion confortablement.
Lubrification et maintien du pH : L’excitation sexuelle déclenche une lubrification naturelle, qui garde les tissus hydratés et aide à maintenir un pH plus sain. Cela crée un environnement moins favorable aux bactéries responsables des infections urinaires.
Santé nerveuse : Une stimulation régulière maintient les voies nerveuses actives. Les nerfs sensoriels qui ne sont pas stimulés peuvent perdre en densité et en réactivité avec le temps, c’est un véritable phénomène « l’utiliser ou le perdre » au niveau neurologique.
Les données de la recherche
Plusieurs études soutiennent le lien entre l’activité sexuelle et la santé des tissus vaginaux :
- Les femmes ménopausées qui restent sexuellement actives (avec un partenaire ou par autostimulation) rapportent nettement moins de symptômes liés au SGUM que les femmes du même âge, avec un statut hormonal comparable, mais qui sont inactives sexuellement.
- Une activité sexuelle régulière est associée à un meilleur pH vaginal, à une meilleure réponse de lubrification et à moins d’atrophie des tissus, même en l’absence de traitement hormonal substitutif (THS).
Point important : Cela ne signifie pas que vous devez avoir des relations sexuelles avec un partenaire pour maintenir la santé vaginale. L’autostimulation, l’utilisation de dilatateurs et la physiothérapie du plancher pelvien peuvent offrir des bienfaits similaires. Il est question de stimulation des tissus et de circulation sanguine, pas d’un type précis d’activité sexuelle.
Qu’est-ce qui compte comme activité bénéfique?
Soyons claires sur ce qui soutient réellement la santé des tissus vaginaux, car plusieurs approches mènent aux mêmes bénéfices physiologiques.
Activité avec pénétration
Que ce soit avec un partenaire, des jouets ou des dilatateurs, une pénétration vaginale douce permet un étirement mécanique, favorise la circulation sanguine et peut aider à maintenir une capacité confortable. Le mot clé est « douceur » : forcer une pénétration lorsque les tissus sont secs ou douloureux provoque de l’inflammation et des microdéchirures, ce qui est contre-productif.
Toucher sexuel sans pénétration
La stimulation externe de la vulve et du clitoris augmente l’apport sanguin dans toute la région génitale. L’excitation en soi, même sans pénétration, offre de nombreux bénéfices pour la santé des tissus. C’est particulièrement important pour les femmes qui trouvent la pénétration inconfortable, mais qui souhaitent préserver la santé des tissus.
Autostimulation et masturbation
L’activité sexuelle en solo procure les mêmes bénéfices physiologiques que l’activité avec un partenaire. L’excitation augmente le flux sanguin, la lubrification et maintient la sensibilité nerveuse. Il n’y a pas de différence pour la santé que ces bienfaits soient obtenus seule ou à deux.
Utilisation de dilatateurs vaginaux
Ces dispositifs de qualité médicale, utilisés régulièrement (généralement 2 à 3 fois par semaine), aident à maintenir l’élasticité vaginale et une capacité confortable. Ils sont particulièrement utiles pour les femmes qui ne sont pas sexuellement active, qui éprouvent des douleurs lors des relations sexuelles ou qui se rétablissent d'un traitement contre le cancer. Les physiothérapeutes en rééducation pelvienne prescrivent souvent cette thérapie.
Physiothérapie du plancher pelvien
Des physiothérapeutes spécialisés utilisent des techniques comme la thérapie manuelle interne, le biofeedback et des exercices thérapeutiques qui augmentent le flux sanguin pelvien et soutiennent la santé des tissus tout en traitant les dysfonctions.
Quand l’activité sexuelle ne suffit pas : le rôle des hormones
Information essentielle : même si l’activité sexuelle soutient la santé vaginale, elle ne remplace pas le rôle des œstrogènes. De nombreuses femmes restent sexuellement actives pendant la ménopause tout en développant des symptômes importants du SGUM.
Pourquoi c’est important : L’activité sexuelle peut ralentir le déclin des tissus et maintenir une certaine fonction, mais elle ne peut pas compenser complètement une carence marquée en œstrogène. C’est un peu comme l’exercice pour la santé cardiaque : c’est très bénéfique, mais cela ne remplace pas un traitement si vous faites de l’hypertension ou si vous avez un taux de cholestérol élevé.
Traitement hormonal substitutif (THS) vaginal : la référence
Pour un SGUM modéré à sévère, le traitement hormonal substitutif (THS) local vaginal est le traitement le plus efficace. Il se présente sous forme de crèmes, de comprimés ou d’anneaux insérés dans le vagin.
Les bienfaits incluent :
- Épaississement des tissus et gain d’élasticité
- Restauration de la lubrification naturelle
- Normalisation du pH, réduisant le risque d'infections urinaires
- Diminution marquée de la sécheresse et de l’irritation vaginales
- Amélioration du confort et du plaisir sexuel
- Réduction de l’urgence et de la fréquence urinaires
Profil de sécurité : Le THS vaginal utilise de très faibles doses avec une absorption systémique minimale. Il est sécuritaire pour la majorité des femmes, y compris de nombreuses survivantes d’un cancer du sein (discutez-en toutefois avec votre oncologue).
Stratégies pratiques pour maintenir la santé vaginale
Que vous soyez sexuellement active ou non, en couple ou célibataire, ces stratégies soutiennent la santé des tissus vaginaux à long terme.
Pour toutes les femmes
N’attendez pas que les symptômes deviennent s’aggravent. Si vous êtes en périménopause ou en ménopause et que vous remarquez de la sécheresse, de l’irritation ou de l’inconfort, parlez-en à un professionnel de la santé dès maintenant. Un traitement précoce est plus efficace et prévient l’aggravation des changements au niveau des tissus.
Utilisez des lubrifiants appropriés. Pour toute activité sexuelle (avec un partenaire ou en solo), utilisez des lubrifiants de qualité. Les lubrifiants à base d’eau ou de silicone réduisent la friction. Évitez les produits contenant de la glycérine, des parabènes ou des parfums car ils peuvent irriter.
Restez hydratée. L’hydratation globale influence l’humidité des tissus vaginaux. Buvez suffisamment d’eau chaque jour.
Évitez les irritants. Les savons forts, les douches vaginales, les produits parfumés et les sous-vêtements synthétiques serrés peuvent irriter les tissus délicats. Choisissez des produits doux, sans parfum, et des sous-vêtements en coton respirants.
Maintenez la santé de votre plancher pelvien. Consultez un physiothérapeute du plancher pelvien, surtout en cas de pression pelvienne, de fuites urinaires ou de douleur.
Pour les femmes sexuellement actives
Priorisez l’excitation avant la pénétration. Une excitation adéquate augmente la lubrification naturelle et le flux sanguin des tissus. Se précipiter vers la pénétration sans être suffisamment excitée peut causer de l’inconfort et des microtraumatismes.
Communiquez avec votre partenaire. Si vous ressentez de l’inconfort, parlez-en. La douleur pendant les relations sexuelles n’est pas normale et n'est pas quelque chose que vous devez endure. C’est le signe que le problème doit être traité.
Utilisez un lubrifiant chaque fois. Même si vous pensez ne pas en avoir besoin, le lubrifiant réduit la friction et protège les tissus. Il n’y a aucun mérite à s’en passer.
La régularité est bénéfique. Une activité sexuelle constante (hebdomadaire ou quelques fois par mois) semble plus avantageuse qu’une activité sporadique avec de longues pauses.
Pour les femmes qui ne sont pas sexuellement actives
Considérez l’utilisation de dilatateurs vaginaux. Ils ne sont pas réservés qu’aux conditions médicales ; c’est un moyen pratique de maintenir l’élasticité vaginale et le confort si vous n'avez pas d’activité avec pénétration mais que vous souhaitez préserver cette option ou simplement maintenir la santé des tissus.
L’autostimulation compte. L’activité sexuelle en solo offre de véritables bénéfices pour la santé qui vont au-delà du plaisir. Ce n’est ni égoïste ni accessoire ; c’est une façon de prendre soin de soi.
Ne laissez pas l’inconfort devenir chronique. Même si vous n’avez pas de relations sexuelles, la sécheresse vaginale, les sensations de brûlure ou l’irritation méritent d’être traitées. Vous méritez d’être bien dans votre corps tous les jours, pas seulement lors d'activités sexuelles.
Gardez vos options ouvertes. Beaucoup de femmes pensent qu’elles n’auront plus jamais de relations avec partenaire, puis rencontrent quelqu’un de façon inattendue. Maintenir la santé des tissus permet de garder cette option disponible et confortable.
Briser le silence : pourquoi les femmes ne demandent-elles pas d'aide?
Embarras : Parler de symptômes vaginaux est inconfortable, surtout avec des professionnels de la santé masculins ou plus jeunes.
Normalisation : On entend que c’est « normal en vieillissant » ou que c’est « ce qui arrive après la ménopause », comme si rien ne pouvait être fait.
Manque d’information : Beaucoup ignorent que leurs symptômes ont un nom (SGUM), qu’ils sont liés aux hormones ou qu’ils peuvent être traités.
Désinformation sur les hormones : Des craintes dépassées concernant les risques du traitement hormonal substitutif (THS) empêchent certaines femmes de chercher un traitement efficace.
Âgisme et sexisme : Le message implicite que la santé sexuelle des femmes plus âgées n’importe plus, ou que la ménopause marque la fin de la vitalité sexuelle.
Ces obstacles sont réels et injustifiées. La santé vaginale est importante à tout âge, que vous soyez active sexuellement ou non. Vous méritez d’être bien dans votre corps, d’avoir la possibilité de vivre des expériences sexuelles agréables, et de préserver votre santé urinaire et votre mieux-être global.
La santé vaginale fait partie du bien-être global
La santé des tissus vaginaux n’est pas un luxe ni un sujet qui ne compte que si vous avez des relations sexuelles. Elle influence votre confort au quotidien, votre fonction urinaire, la santé de votre plancher pelvien, votre confiance et votre qualité de vie.
Une activité sexuelle régulière (sous la forme qui convient) soutient réellement la santé des tissus par l’augmentation du flux sanguin, le maintien de l’élasticité et à la stimulation nerveuse. Combinées à un traitement hormonal substitutif (THS) approprié si nécessaire, ces approches peuvent prévenir ou inverser plusieurs symptômes du SGUM.
Vous n’avez pas à accepter la sécheresse vaginale, la douleur ou l’inconfort comme une fatalité. Ces symptômes peuvent être traités, et vous méritez de traverser le milieu de la vie avec vitalité, confort et, si vous le souhaitez, une vie sexuelle épanouie.
Parlez-en à un professionnel de la santé. Si les préoccupations sont minimisées, consultez un spécialiste de la ménopause ou un urogynécologue qui prend la santé vaginale au sérieux. Votre mieux-être compte. Maintenir votre santé vaginale est une étape essentielle pour bien vieillir.
Références:
https://www.mayoclinic.org/diseases-conditions/urinary-tract-infection/symptoms-causes/syc-20353447
https://my.clevelandclinic.org/health/body/23930-mucosa
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26585122/
https://www.webmd.com/women/what-is-vaginal-ph-balance
https://www.sciencedirect.com/topics/medicine-and-dentistry/rugae
https://www.mayoclinic.org/diseases-conditions/perimenopause/symptoms-causes/syc-20354666
https://www.mayoclinic.org/diseases-conditions/menopause/symptoms-causes/syc-20353397
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32852449/
https://my.clevelandclinic.org/health/body/23002-urethra
https://menopause.org/wp-content/uploads/press-release/MENO-D-24-00431.pdf
https://www.medicalnewstoday.com/articles/325100
https://www.mayoclinic.org/diseases-conditions/painful-intercourse/symptoms-causes/syc-20375967
https://www.hopkinsmedicine.org/health/treatment-tests-and-therapies/pelvic-floor-therapy
https://my.clevelandclinic.org/health/diseases/14459-pelvic-floor-dysfunction
https://my.clevelandclinic.org/health/treatments/24971-vaginal-dilators
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41217890/
https://bssm.org.uk/wp-content/uploads/2023/02/GSM-BSSM.pdf
https://portal.menopause.org/NAMS/NAMS/Directory/Menopause-Practitioner.aspx
https://my.clevelandclinic.org/health/articles/urogynecologist
Commentaires
0 commentaire
Vous devez vous connecter pour laisser un commentaire.